vendredi 16 septembre 2011

Cerveau, sexe, pouvoir et bière glacée

Aujourd'hui est un grand jour !
Je me lance !

Après quelques jours d'hésitation, de tâtonnements, de questionnement, j'ai le bonheur de vous annoncer ma participations aux Vendredis Intellos de Madame Déjantée !
En bref, pour ceux qui ne connaissent pas le principe, il s'agit de faire partager avec le monde (n'ayons pas froid aux yeux) une lecture concernant les enfants, les parents, ou tout ce qui peut s'y rattacher de près ou de plus ou moins loin...

Alors donc (pour celles et ceux qui ne me connaissent pas, oui, j'aime les formules subtiles et distinguées pour attirer l'attention du passant).
Alors donc, aujourd'hui, pour ma première participation, j'ai décidé de vous parler d'un livre que j'ai lu il y a de cela quelques temps, mais que l'actualité a fait remonter dans ma mémoire : Cerveau, Sexe et Pouvoir, de Catherine Vidal et Dorothée Benoit Browaeys.


Ces dernières semaines, avec la rentrée des classes et les nouveaux programmes de SVT, on a vu revenir au premier plan la question de la détermination du genre. Ainsi, Le Figaro avait attaqué dès le mois d'août avec une série d'articles profondément réactionnaires, accablant la mixité à l'école et entretenant les clichés habituels garçons/filles, le tout à l'aide d'arguments puissants tel que « On sait depuis le Moyen Age que... ». Si si.

D'ailleurs, déjà à l'époque, Pasd'BOL nous avait fait part de sa consternation à propos des-dits articles dans les Vendredis Intellos. J'étais également tombé sur une réaction de chez Rue89, qui descendait lui aussi joyeusement l'article du Figaro, et qui citait les travaux de la neurobiologiste Catherine Vidal comme bien plus sérieux sur le sujet.

Et voilà comment j'en suis arrivé à ressortir de ma bibliothèque un livre fort intéressant, qui s'attache à détruire massivement les stéréotypes de genre : Cerveau, Sexe et Pouvoir, paru en 2005 dans la collection Regards, aux éditions Belin.

Voilà pour la petite introduction, qui en fait s'avère plus longue que prévue, mais bon, je tenais à remettre cette lecture dans son contexte, et je vous présente de plates excuses si vous avez trouvé ça barbant. Et puis bon, non mais, vous êtes sur un blog egocentré, alors j'écris pas que pour vous, mais aussi pour moi, na.


Et maintenant, parlons du livre ! Hop !
Dans cet ouvrage, les auteures démontent méthodiquement, chapitre après chapitre, un grand nombre de préjugés sur les différences biologiques entre hommes et femmes. Le tout finement argumenté, étayé de nombreux exemples, et abondamment référencé, pour qui voudrait vérifier les sources ou approfondir sa réflexion sur le sujet.


Ainsi, les premier chapitres se penchent tout particulièrement sur le cerveau, cet énigmatique masse visqueuse souvent utilisée pour justifier tout et n'importe quoi. Le lecteur a donc d'abord droit à un bref historique de l'évolution des techniques pour observer la chose, en parallèle avec l'évolution des argumentations fumeuses. Comparaisons du poids, du volume, et plus récemment de l'activité grâce aux IRM.

Diverses thèses ont ainsi été mises au point pour tenter de justifier les différences entre hommes et femmes. Un exemple ? La part de gauchers est plus importante chez les hommes ? qu'à cela ne tienne, avec une bonne généralisation complètement douteuse, nous en déduisons donc que la partie droite du cerveau (qui contrôle la moitié gauche du corps) est « masculine », et la gauche « féminine ». Chouette non ? Et même si ces théories ont été totalement invalidées depuis, elles n'ont pas perdue toute leur popularité auprès du grand public.

Bien sûr, on ne peut pas nier qu'hommes et femmes ont des comportements et des façons de penser différentes.
Certes.
Mais cela ne veut pas dire que le sexe biologique est directement à l'origine de ces différences. En effet, le cerveau évolue en permanence, et connait parfois des remaniements importants : on estime à seulement 10% les connexions neuronales présentes à la naissance, le reste se mettant en place surtout jusqu'à 18-20 ans. Et une fois à l'âge adulte, le cerveau continue d'évoluer : les connexions se réorganisent en permanence.
Ainsi, même les vrais jumeaux ne possèdent pas le même cerveau. En fait, au vu des différences d'éducation qui existent entre garçons et filles dans nos sociétés, il parait même normal d'observer des différences au niveau du cerveau. Et pourtant, ces différences sont moins importantes qu'entre un avocat et un rugbyman !
On ne peut donc pas parler de cerveau d'homme ou de cerveau de femme formatés à la naissance.


Et les hormones dans tout ça ? On a souvent tendance à tout (et n'importe quoi) leur mettre sur le dos. Les auteures leur consacrent donc une partie du livre.
On nous explique donc que oui, il y a un processus de sexualisation du cerveau, nécessaire au contrôle des fonctions de reproduction. Pour autant, on apprend que chez les primates et a fortiori chez l'homme, le cerveau ne dépend pas ou peu des hormones pour ce qui est du comportement sexuel. De plus, l’imprégnation du cerveau au stade embryonnaire par les hormones sexuelles est loin d'être déterminant sur les conduites sexuelles.
Enfin, pour ce qui est de leur influence sur l'humeur et sur les capacités intellectuelles, on apprend surtout que les études sur le sujet sont souvent peu fiables et contradictoires.


Un chapitre est ensuite consacré à démonter la thèse de la « psychologie évolutionniste ». Selon celle-ci, ce sont les rôles des hommes et des femmes qui, depuis la préhistoire, auraient influé sur l'évolution du développement du cerveau. Pour caricaturer (à peine), c'est parce que les hommes chassaient qu'ils savent lire les cartes routières, et c'est parce que les femmes restaient dans la grotte qu'elles savent écouter.
Mais voilà, ce qu'on vous dit pas, c'est qu'on ne sait pas vraiment comment vivaient les hommes préhistoriques. Prenons l'australopithèque par exemple : on en a retrouvé tout au plus deux squelettes complets, et on veut nous faire croire qu'on sait tout de leur mode de vie, et qu'en plus c'est à cause de lui que les hommes doivent aller au bureau pendant que les femmes élèvent les enfants ?
En fait, prétendre que depuis la nuit des temps l'homme chasse et la femme reste à la maison est une projection de notre culture. Vouloir en déduire une quelconque théorie scientifique sur l'évolution est donc plutôt... hum... con.


Enfin, les auteures concluent l'ouvrage en revenant sur les pratiques malhonnêtes qui permettent à certains, à partir de découvertes modestes, de présenter leur travaux comme étant LA découverte du siècle — extrapolations douteuses, corrélations abusives... — et sur les dangers de la récupération de la neurobiologie à des fins politiques ou commerciales.


Bref, un livre qu'il est chouette, agréable à lire (ce qui n'est pas toujours le cas dans les ouvrages de vulgarisation scientifique), très intéressant, et toujours d'actualité. Donc jetez vos Mars, Venus et compagnie, et lisez-le !


Et en bonus, voici un extrait dudit bouquin, qui selon moi présente assez bien les enjeux, et les dangers des visions déterministes :

Toutes ces affirmations et raccourcis hâtifs sont présentés comme fondés sur des données scientifiques. Or la science ne cesse pas d'évoluer. À y regarder de près, il est fréquent de constater que nombre d'arguments biologiques cités pour expliquer les différences entre les sexes n'ont plus cours ou sont l'objet de controverses. Ces discours n'auraient pas d'importance s'ils n'étaient pas amplifiés et lus par un large public qui, finalement, se trouve berné. Et au-delà, les conséquences sur la vie sociale ne sont pas anodines. Si nos capacités mentales, nos talents sont inscrits dans la nature biologique de chacun, pourquoi pousser les filles à faire des sciences et les garçons à apprendre des langes ? À quoi bon le soutien scolaire et la mixité ? Si l'on donne une explication « naturelle » aux différences sociales et professionnelles entre les hommes et les femmes, tout programme social pour l'égalité des chances devient inutile.

Cette vision déterministe est en totale opposition avec nos connaissances scientifiques. Car notre destin n'est pas inscrit dans notre cerveau ! Mais les idées reçues ont la vie dure. Le XIXe siècle était celui des mesures physiques du crâne ou du cerveau, qui ont été utilisées pour expliquer la hiérarchie entre les sexes, les races et classes sociales. Les critères modernes du XXe siècle sont les tests cognitifs, l'imagerie cérébrale et les gènes. Et derrière se profile toujours le spectre de voir utiliser la biologie pour justifier les inégalités entre les sexes et entre les groupes humains. Le devoir de vigilance des scientifiques et des citoyens face aux risques de détournement de la science est plus que jamais d'actualité.

jeudi 18 août 2011

Ça va péter !

Mauvais Karma !

Rebelote comme il y a de cela bientôt trois ans, la machine de bureau hébergeant les photos nous à quitté. A priori encore une fois, c'est la carte mère ou le processeur qui a lâché, donc pas d'inquiétude, rien de perdu, si ce n'est du temps et de l'argent (mais c'est pareil, parait-il).

Mais le timing est louche : elle a décidée de nous faire ça le lendemain du décès d'un des portables de la maison (et là pour le coup, c'est le disque). À croire qu'ils s'étaient donné le mot, les fourbes !

Bref, ça risque d'être un peu calme par ici... remarque, ça ne va pas trop vous changer !



Oui j'en profite pour publier une petite photo de l'été. J'avais jamais testé la photo de feux d'artifice, et bien c'est pas si simple !

mardi 9 août 2011

C'est le pied !

Putain, 3 mois !


Oui, ça fait un baille que j'ai pas trainé ma carcasse par ici. Faut dire, un loulou, ça occupe. Aussi bien au niveau du temps que de l'esprit.

Du coup, j'ai pas toujours la tête à prendre des photos pour mettre ici. En fait, je prend surtout des photos de mon rejeton, et par égoïsme je les garde pour moi. Na.

Cela dit, les pieds de bébés, ça me tourne dans la tête depuis longtemps. Mais c'est un sujet difficile ! Ça bouge, ça se cache, ça gigote. Et puis dans notre chez nous, il y fait sombre, même l'été, ce qui n'arrange pas les choses. Et puis faut un bon angle, un arrière plan qui ne gâche pas tout, etc. Là par exemple, je ne suis pas vraiment satisfait de mon travail. Mais ça me manquait de mettre de choses par ici. Alors si je la présente ici aujourd'hui, c'est seulement en attendant mieux. Voilà.


Ah et bien sûr, la page de pub : les couches lavables, ça c'est cool !

mardi 15 février 2011

Abruti de Roland

Sombre avenir pour les serres d'Auteuil : pour retenir une bande de glands en shorts qui jouent à la balle 15 jours par an, la ville de Paris a accepté de mettre à mort un de ses plus chouettes espaces verts.

Bon bien sûr, il nous disent que tout sera préservé, tout ça tout ça.

Sauf quelques bâtiments un poil trop récents, donc sacrifiables, et tant pis s'il abritent des collections exceptionnelles de bégonias, d'orchidées, et autres plantes rares, dont l'avenir est plus qu'incertain (il est question du parc floral, mais celui-ci ne dispose pas des structures adaptées...).

Sauf qu'une partie des jardins et des bâtiments sera intégrée au site du tournoi, et tant pis s'ils risquent de servir de salles de conférences ou de restaurants à des gens qui n'en ont rien à battre.

Sauf que le tournoi restera toujours le plus petit des tournois du grand chelem, et que le problème se reposera encore et encore, et peut-être que d'autres morceaux seront cédés, d'autres concessions seront faites, quitte à ôter peu à peu toute substance à ce magnifique site.

Bref, je ne miserais même pas ma casquette sur la survie des serres à moyen terme.


Pour s'informer et réagir, une pétition, des articles ici et , et un intervention de Françoise Hardy !

dimanche 13 février 2011

Dessine moi un mouton...

Mein gott ! C'est que ça prend la poussière par ici !


Les japonais disent (parait-il) :

Les poussières qui s'amassent forment une montagne.


Mais ça ne nous dit pas ce qui se passe une fois qu'on a une montagne de poussière.
Alors donc, je sors ma plume de poète, et je me permet d'ajouter ma pierre à l'édifice de l'univers tout plein :

Les montagnes qui s'amassent forment des tas de montagnes.

Profond, n'est-ce pas ?

mardi 18 janvier 2011

Et bonne année !


Oui je suis vraiment à l'heure !



Sinon rien à voir, mais y a-t-il des gens par ici qui ont testé des CMS libres, genre Joomla, Drupal et compagnie, et qui auraient un avis ou une expérience à partager à ce sujet ?